Investir eau 2026 : anticipez, guide et risques
Face à l'urgence climatique et à la pression démographique, comment sécuriser les ressources les plus fondamentales pour notre avenir ? L'eau, cet "or bleu" indispensable à toute forme de vie et…
Recevez l'essentiel de l'actu chaque semaine.
Investir dans l’industrie de la défense peut sembler complexe, mais c’est un secteur porteur et stratégique. Ce guide détaille les supports disponibles, les perspectives de rendement, les risques et les tendances clés pour vous aider à diversifier votre portefeuille tout en participant à la souveraineté nationale.
Cela ne paraît pas évident à première vue et pourtant, investir dans la défense est une stratégie d’investissement payante. Car investir dans la défense, c’est miser sur un secteur en croissance. Un secteur qui bénéficie de carnets de commandes solides, d’un soutien budgétaire conséquent de la part des États avec en toile de fond des enjeux de souveraineté. Mais cette catégorie d’investissement s’accompagne de considérations éthiques qui doivent être prises en considération. Investir dans la défense : de quoi parle-t-on ? Quels sont les supports disponibles ? Quels rendements espérer, et à quels risques s’exposer ? Décryptage.
Investir dans la défense consiste à placer une partie de son capital dans un secteur où l’économie, la technologie de pointe et les enjeux stratégiques de souveraineté se rencontrent. À l’instar d’autres typologies de placements, l’investissement dans le secteur de la défense peut se faire classiquement via différents supports :
L’industrie de la défense regroupe un large panel d’entreprises et de groupes qui conçoivent, produisent et vendent un vaste ensemble d’équipements militaires : avions de combat, véhicules blindés, systèmes de missiles, navires, satellites, mais aussi cybersécurité et intelligence artificielle appliquée au domaine militaire.
En France, cette base industrielle et technologique de défense (BITD) rassemble près de 4 500 entreprises et plus de 220 000 emplois directs. Les grands noms – Dassault Aviation, Thales, Safran, Airbus, Nexter – entraînent dans leur sillon une multitude de PME innovantes, notamment dans la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Cette industrie est en somme un écosystème complet et solide d’entreprises essentielles pour la croissance de l’économie et pour la souveraineté des États.
Que cela soit en Europe comme ailleurs dans le monde, l’investissement dans la défense est en forte croissance. Une intensification est même prévue. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, les dépenses militaires mondiales ont atteint un record de 2 700 milliards de dollars, en hausse de près de 10 % sur un an.
Lors du sommet de l’OTAN tenu à La Haye en juin 2025, les 32 États membres se sont par ailleurs engagés sur une nouvelle trajectoire budgétaire pour le moins ambitieuse : porter les dépenses de défense et de sécurité à 5% du PIB d’ici 2035. Cet engagement se répartit en 3,5 % pour les dépenses militaires directes et 1,5 % pour les dépenses connexes — telles que la cybersécurité, la protection des infrastructures critiques ou la préparation civile.
En Europe quelques pays franchissent déjà la barre des 3,5 % du PIB, :
· La Pologne (4,48 %)
· La Lituanie (4 %)
· La Lettonie (3,73 %)
· L’Estonie (3,38 %).
La France, pour sa part, se situe autour de 2,05 %. Mais l’État s’engage à investir 413 milliards d’euros sur sept ans (2024-2030) dans le cadre de la Loi de Programmation Militaire. Le budget “mission Défense” atteint déjà 50,5 milliards d’euros en 2025 soit une hausse de +3,3 milliards par rapport à 2024, représentant 2,06 % du PIB.
Une augmentation progressive est par ailleurs prévue pour atteindre environ 68 milliards d’euros d’ici 2030, et potentiellement 100 milliards d’euros annuels à l’horizon 2035 si la France suit la dynamique OTAN.
En Europe, l’effort de défense varie encore sensiblement selon les pays :
Aux États-Unis, le budget de la défense a augmenté de 5,7% en 2024, atteignant la barre des 997 milliards de dollars
Contrairement à d’autres secteurs soumis aux cycles économiques classiques, l’industrie de la défense bénéficie d’un soutien étatique continue sur le long terme. Les commandes sont souvent pluriannuelles, voire décennales, ce qui offre une visibilité aux entreprises, et donc également aux investisseurs.
Un exemple de cette dynamique ? Dassault Aviation, avec son avion Rafale, a accumulé plus de 300 commandes fermes à l’export. Thales bénéficie d’un carnet de commandes supérieur à 25 milliards d’euros.
[[cta-nl]]
Investir dans la défense permet de diversifier son portefeuille sur un secteur robuste mais également résilient, car moins sensible aux crises économiques. Entre février 2022 et février 2025, les actions européennes du secteur de la défense ont bondit de +259%.
Certaines entreprises, comme Rheinmetall en Allemagne, ont même vu leur cours en Bourse s’envoler de plus de 170 % depuis le début de l’année 2025.
Mais investir dans la défense, c’est aussi soutenir l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe, leur souveraineté. En orientant l’épargne vers ce secteur, les particuliers participent indirectement à la modernisation des armées, au développement technologique et à la sécurité nationale et européenne.
À l’image de tout secteur d’investissement, celui de la défense comporte des contraintes et des risques à prendre en compte :
Investir dans des entreprises d’armement soulève bien entendu des questions d’ordre moral et éthique, à tel point que cette typologie d’investissement ne s’aligne pas avec les valeurs morales de certains investisseurs.
Si les carnets de commandes sont bel et bien solides de la part des États, les cours boursiers des entreprises de défense restent exposés :
L’Europe s’est fixé un nouvel objectif : porter ses dépenses de défense à 5 % du PIB. Cette réorientation stratégique implique une relance massive de la production industrielle — acier, véhicules blindés, camions, munitions, avions, navires… Autant de secteurs à forte intensité énergétique et émetteurs de CO₂.
Or, ces industries sont directement soumises au marché européen du carbone (EU ETS) : pour chaque tonne de CO₂ émise, elles doivent acquérir un quota d’émission. Cette reprise industrielle crée donc une hausse structurelle de la demande en quotas, exerçant une pression à la hausse sur leur prix. Ce mouvement ouvre donc une nouvelle opportunité d'investissement dans les EUA à l'heure où nous écrivons cet article - octobre 2025 - alors qu'1 Tonne de CO2 coûte environ 78€.
C’est l’une des trois grandes dynamiques macroéconomiques susceptibles de tirer le prix du carbone vers le haut dans les prochaines années — aux côtés de la baisse du prix du pétrole, qui relance sa consommation, et de l’essor de l’intelligence artificielle, particulièrement énergivore.
[[cta-discover]]
Vous avez la possibilité d’investir dans la défense de plusieurs manières, par plusieurs voies.
Vous pouvez acheter des actions cotées d’entreprises spécialisées sur le secteur de la défense. Les valeurs phares en Europe incluent des groupes tels que :
Les ETF (Exchange Traded Funds) permettent d’investir dans un panier d’actions du secteur de la défense.
Quelques Exemples d’ETF spécialisés sur le secteur de la défense :
Plusieurs sociétés de gestion proposent des fonds thématiques dédiés à l’industrie de la défense, c’est le cas des fonds suivants :
[[cta-simulateur]]
Qu’est-ce que le fonds Bpifrance Défense ?
Le fonds Bpifrance Défense est un futur véhicule d’investissement créé par Bpifrance, destiné à permettre aux particuliers d’investir dans des entreprises actives dans le secteur.
Doté de 450 millions d’euros, il a pour objectif de financer les entreprises françaises stratégiques pour la défense et la sécurité nationale.
Ouvert aux particuliers dès 500 €, il s’agit d’un fonds de capital-investissement (private equity) orienté vers des entreprises non cotées, souvent des PME ou des start-ups innovantes.
Ses objectifs sont clairs : accompagner la montée en puissance industrielle, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et encourager l’innovation de rupture, notamment dans l’intelligence artificielle, l’énergie ou les nouveaux matériaux.
Le rendement attendu — sans garantie — se situe entre 7 et 10 % par an, selon le profil des entreprises financées et le niveau de risque.
Le lancement commercial est prévu au second semestre 2025.
Principales caractéristiques
De nombreux contrats d’assurance-vie multisupports et PER proposent désormais des unités de compte liées à la défense (fonds, ETF, actions).
Cela présente comme intérêt d’offrir un cadre fiscal avantageux, mais aussi de mixer avec des placements plus sécurisés, tels que des fonds en euros. Côté inconvénients, le rendement peut être en-deçà d’autres supports et, dans le cas du PER, les fonds sont bloqués durant plusieurs années.
Annoncé en 2025 par le gouvernement français, le « Plan d’épargne défense » n’a pas encore été lancé. Si tel est le cas, il devrait canaliser une partie de l’épargne nationale vers les entreprises stratégiques du secteur de la défense. Les contours restent encore à préciser, mais il pourrait devenir un support d’investissement attractif pour les particuliers qui souhaitent investir sur le créneau et participer par la même occasion à la souveraineté nationale.
Si l’investissement dans le secteur de la défense est considéré comme beaucoup d’observateurs comme étant porteur et rentable, c’est en raison du fait qu’il est porté par des tendances fortes :
Investir dans la défense peut être effectué par une large gamme de supports: actions, ETF, fonds thématiques, assurance-vie, et bientôt un plan d’épargne dédié.
Ce secteur offre des perspectives de rendement attractif, s’appuie sur une croissance solide et permet de diversifier son portefeuille. Mais il implique aussi des questions éthiques, une volatilité boursière et un risque politique à ne pas négliger.
Quoi qu’il en soit, l’industrie de la défense devrait rester l’un des piliers des marchés financiers européens dans les années à venir.
Diffusez cette information auprès de votre réseau et recommandez Homaio aux investisseurs à impact !
Une newsletter pour comprendre les grands enjeux de la finance climat.
NEWSLETTER
Recevez l'essentiel de l'actu chaque semaine.
Besoin d’aide ou de plus d’informations ? Prenez rendez-vous avec un membre de notre équipe, il sera ravi de vous accompagner.
Explorez les marchés du carbone, un carrefour entre économie, finance et sciences de l'environnement.Obtenez votre guide ultime dès maintenant.

Un guide accessible pour tout comprendre sur les quotas d’émission : l’actif incontournable pour investir dans le climat, sans sacrifier votre performance financière !


Tout comprendre sur le marché carbone britannique et son potentiel pour les investisseurs.
Besoin d’aide ou de plus d’informations ? Prenez rendez-vous avec un membre de notre équipe, il sera ravi de vous accompagner.