Investir eau 2026 : anticipez, guide et risques
Face à l'urgence climatique et à la pression démographique, comment sécuriser les ressources les plus fondamentales pour notre avenir ? L'eau, cet "or bleu" indispensable à toute forme de vie et…
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On nous pose souvent la question : et si l'Europe décidait d'arrêter le marché carbone ? Voici pourquoi ce scénario, bien que théoriquement possible, est en pratique hautement improbable.
On nous demande souvent si les EUA peuvent disparaître, c'est-à-dire si l'Europe, via ses institutions ou ses États membres, peut décider d'arrêter le marché.
Théoriquement, tout est possible. Tout comme il est possible que l'Europe mette fin à l'euro, ou que les États décident d'abolir la monnaie et de revenir au troc. Mais il y a plein de raisons pour lesquelles c'est hautement improbable. Pour les quotas, c'est un peu pareil.
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Les quotas européens sont l'unité d'échange d'un mécanisme qui a plus de 20 ans. Les premiers quotas ont été mis sur le marché en 2005, soit seulement 3 ans après les tous premiers euros. C'est un marché qui représente 800 milliards d'euros de volume d'échange par an, et qui concerne plusieurs dizaines de milliers d'entreprises : sites industriels, producteurs d'énergie, transporteurs maritimes et aériens, mais aussi banques, courtiers ou fonds d'investissement. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut supprimer en un claquement de doigt.
Ce marché génère des dizaines de milliards d'euros de recettes fiscales chaque année pour les États membres. Depuis 2005, c'est plus de 250 milliards d'euros de recettes, dont 40 milliards juste l'année dernière. Alors que les finances publiques sont exsangues, c'est une source de financement gigantesque et nécessaire.
Et plus le cours des quotas est élevé, plus les recettes sont importantes. Ces recettes sont redistribuées aux États membres en fonction de leur part historique dans les émissions européennes de gaz à effet de serre : les pays les plus émetteurs, ceux qui sont le plus fortement affectés par le prix du carbone, sont en fait les premiers bénéficiaires des recettes. Et ils n'ont pas envie de tuer la poule aux œufs d'or.
Défaire le marché européen demande un processus législatif long et compliqué, mais surtout un accord entre l'ensemble des parties prenantes : les 27 pays membres, la Commission, et les députés du Parlement européen. Or, parmi ces acteurs, nombreux sont ceux qui défendent très fortement le marché.
Même si le rapport de force change, il y a très peu de probabilité qu'il change suffisamment pour déconstruire le pilier de la politique climatique et énergétique de l'Europe depuis 20 ans. Au pire, son évolution peut être ralentie ou paralysée. Et même ce scénario exigerait des années de procédure législative. La pluralité européenne est une garantie de sa stabilité.
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Empiriquement, on observe que depuis 20 ans, malgré des crises très réelles comme le COVID, la crise énergétique de 2022, la guerre en Ukraine, ou la rivalité commerciale entre la Chine et les États-Unis, le marché ne fait que se renforcer. Il a traversé toutes les crises des deux dernières décennies et en est sans cesse ressorti encore plus ambitieux.
C'est la raison qui englobe toutes les autres. La tarification des émissions est la clé de voute des défis stratégiques de l'Europe pour notre génération. Sur les 30 prochaines années, nous devons nous affranchir des hydrocarbures, étant une des seules zones géographiques au monde à ne pas en disposer naturellement.
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Nous devons massivement investir dans l'électrification : renaissance du nucléaire, modernisation des réseaux, déploiement du solaire et de l'éolien, remplacement des parcs de véhicules par des voitures et camions électriques, stockage dans des batteries, chauffage aux pompes à chaleur, développement de la géothermie et de l'hydroélectricité. La liste des défis est longue, mais elle est claire et connue. Et un des facteurs fondamentaux qui rend ces investissements possibles, qui permet à la fois de les financer et de les rentabiliser, c'est un prix du carbone fort.
C'est pour ça qu'en dépit des gesticulations et fanfaronnades, non seulement le marché ne va pas disparaître, mais il va se renforcer. C'est notre conviction depuis 2018, lorsque le prix du quota était à 15 euros. Aujourd'hui, il est à 75 euros. Et c'est encore trop bas.
C'est pour ça qu'on a créé Homaio : pour vous permettre de participer à la hausse du prix du carbone, à la lutte contre le bouleversement climatique, et à la défense des intérêts stratégiques de l'Europe.
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