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Litigation funding expliqué : guide 2026 pour le grand public

Litigation funding : le guide complet pour comprendre le financement de litiges Le coût d'une procédure judiciaire peut représenter un obstacle majeur pour les particuliers et les entreprises. C'est…

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Le coût d'une procédure judiciaire peut représenter un obstacle majeur pour les particuliers et les entreprises. C'est dans ce contexte qu'une solution de financement externe, connue sous le nom de litigation funding, s'est développée. Ce mécanisme permet de faire face aux frais de justice sans mobiliser ses propres ressources, en échange d'une partie des gains potentiels.

Ce guide complet et neutre vous explique simplement la définition du litigation funding, son fonctionnement, ses avantages et les risques à connaître.

Litigation funding : définition simple

Le litigation funding, ou financement de contentieux par un tiers, est un mécanisme par lequel une société spécialisée (le "tiers financeur") accepte de prendre en charge tout ou partie des frais juridiques d'un plaignant (un particulier ou une entreprise) pour une procédure judiciaire ou un arbitrage.

En contrepartie, si le plaignant obtient gain de cause et reçoit une compensation financière (dommages et intérêts, par exemple), le tiers financeur perçoit une part des sommes récupérées. Cette part est définie à l'avance dans un contrat. Si le plaignant perd son procès, il ne doit généralement rien rembourser au financeur, qui perd alors son investissement.

Il ne s'agit donc pas d'un prêt classique, mais d'un investissement sans recours sur l'issue du litige.

Comment fonctionne le financement d’un litige par un tiers ?

Le processus de financement d'un litige se déroule généralement en plusieurs étapes clés, encadrées par un contrat détaillé entre le demandeur et le financeur.

Qui paie quoi ?

  • Le tiers financeur prend en charge les frais de procédure convenus. Cela inclut souvent les honoraires des avocats, les frais d'experts, les coûts de traduction, les frais de justice, et potentiellement les frais de la partie adverse en cas de condamnation (selon la juridiction et le contrat).
  • Le demandeur (plaignant) apporte son dossier, c'est-à-dire le droit d'agir en justice. Il ne débourse généralement pas les frais de la procédure, ce qui lui permet d'engager une action qu'il n'aurait pas pu financer seul.

Comment le financeur est rémunéré

La rémunération du tiers financeur est entièrement conditionnée au succès de l'action en justice. Si et seulement si le demandeur gagne son procès ou obtient un accord transactionnel favorable, le financeur reçoit sa part.

Les modes de rémunération peuvent varier selon les contrats, mais incluent souvent :

  • Un pourcentage des gains obtenus (par exemple, 20 % à 40 % des sommes perçues).
  • Un multiple de la somme investie (par exemple, 3 fois le montant des frais financés).
  • Une combinaison des deux.

Toutes ces modalités doivent être clairement stipulées dans le contrat de financement avant le début de la procédure.

Que se passe-t-il si le dossier échoue ?

C'est le principe fondamental du litigation funding : le risque financier est transféré au financeur. Si la procédure judiciaire échoue et que le demandeur ne perçoit aucune indemnisation, il n'a aucune obligation de rembourser les frais avancés par le financeur. Ce dernier assume seul la perte de son investissement.

Cette absence de recours ("non-recourse") est la principale différence avec un prêt bancaire traditionnel, qui doit être remboursé quelle que soit l'issue du litige.

Quels litiges et quels frais peuvent être concernés ?

Le financement par un tiers ne s'applique pas à tous les types de contentieux. Les financeurs sont très sélectifs et privilégient les dossiers qui présentent des chances de succès élevées et un enjeu financier important, afin de garantir un retour sur investissement potentiel.

Les litiges les plus souvent financés sont :

  • Les contentieux commerciaux complexes (rupture de contrat, concurrence déloyale).
  • L'arbitrage international.
  • Les recours collectifs (class actions).
  • Les litiges en propriété intellectuelle (brevets, marques).
  • Les dossiers d'insolvabilité où il s'agit de récupérer des actifs.

Les frais couverts varient selon les accords, mais peuvent inclure :

  • Les honoraires des avocats.
  • Les frais d'expertise (financière, technique, etc.).
  • Les frais de greffe et de procédure.
  • Les coûts liés à l'exécution d'une décision de justice.

Il est important de noter que les critères d'éligibilité et les types de frais couverts varient considérablement d'un financeur à l'autre et dépendent de la juridiction.

Quelles sont les autres options pour financer un litige ?

Le litigation funding n'est qu'une des options disponibles pour financer une action en justice. Il est utile de le comparer aux alternatives.

Autofinancement

C'est la méthode la plus simple : le particulier ou l'entreprise utilise ses propres fonds pour payer les frais de justice.

Avantage : Contrôle total sur la procédure et conservation de 100 % des gains.

Inconvénient : Risque financier total en cas de perte et impact potentiellement lourd sur la trésorerie.

Assurance protection juridique

L'assurance protection juridique est un contrat d'assurance souscrit en amont d'un litige. L'assuré paie une prime régulière et, en cas de besoin, l'assureur prend en charge les frais de justice.

Avantage : Coût mutualisé et prévisible (la prime).

Inconvénient : Les plafonds de garantie sont souvent limités, et de nombreux types de litiges peuvent être exclus du contrat.

Accords d’honoraires selon la juridiction

Dans certains pays (comme les États-Unis), les avocats peuvent proposer des pactes d'honoraires entièrement au résultat ("contingency fee"). En France, le pacte dit de "quota litis" (où l'avocat ne serait rémunéré qu'en cas de succès) est interdit. Cependant, un honoraire mixte est possible : une partie fixe (souvent réduite) et un honoraire de résultat complémentaire.

Avantage : Réduit la charge financière initiale pour le client.

Inconvénient : Ne couvre généralement que les honoraires de l'avocat, pas les autres frais (experts, etc.), et sa mise en place dépend de la législation locale et de l'accord avec l'avocat.

Avantages et inconvénients du litigation funding

Comme toute solution financière, le financement de contentieux présente un bilan contrasté.

Avantages :

  • Accès à la justice : Il permet à des plaignants sans ressources suffisantes de faire valoir leurs droits face à des adversaires puissants.
  • Transfert du risque : Le risque financier de la procédure est entièrement supporté par le financeur.
  • Préservation de la trésorerie : Les entreprises peuvent poursuivre un litige sans affecter leur budget de fonctionnement.
  • Validation du dossier : Le fait qu'un financeur accepte d'investir après une analyse approfondie peut être un indicateur de la solidité du dossier.

Inconvénients :

  • Coût élevé : En cas de succès, le financeur prélève une part significative des gains, réduisant d'autant la somme finale perçue par le demandeur.
  • Processus de sélection rigoureux : Seuls les dossiers les plus prometteurs et avec des enjeux financiers élevés sont retenus.
  • Perte potentielle d'autonomie : Le contrat peut donner au financeur un certain droit de regard sur les décisions stratégiques, comme l'acceptation d'une offre de règlement.

Quels sont les risques de litigation funding ?

Avant de considérer cette option, il est essentiel de comprendre les risques et points de vigilance associés.

Coût total et partage du gain

Le principal risque pour le demandeur n'est pas de perdre de l'argent, mais de percevoir une part des gains bien plus faible qu'espéré. Si le montant final de l'indemnisation est inférieur aux prévisions, la part revenant au financeur peut absorber une très grande partie, voire la totalité, de la somme. Une simulation claire des différents scénarios de gains est indispensable.

Sélection des dossiers et critères d’éligibilité

Le risque ici est celui du refus. Les tiers financeurs rejettent une très large majorité des dossiers qui leur sont soumis. Ils mènent une analyse juridique et économique très poussée ("due diligence") avant de s'engager. Un refus de financement ne signifie pas que le dossier est mauvais, mais simplement qu'il ne correspond pas à leurs critères de risque et de rentabilité.

Contrôle du contentieux et confidentialité

C'est un point de vigilance majeur. Le contrat de financement doit définir précisément le rôle du financeur dans la conduite du litige.

  • Influence sur les décisions : Le financeur peut-il imposer d'accepter ou de refuser une offre de transaction ?
  • Confidentialité : Le partage d'informations sensibles avec le financeur peut-il compromettre le secret professionnel de l'avocat ou la confidentialité des pièces ?

Attention au contrat

Les clauses relatives au contrôle du litige, aux conditions de règlement amiable et à la confidentialité sont les plus importantes à examiner. Il est primordial de se faire accompagner par un conseil juridique indépendant pour négocier et comprendre toutes les implications du contrat de financement avant de le signer.

Acteurs souvent cités sur le marché

Le marché du litigation funding est dominé par des acteurs internationaux spécialisés. Si vous effectuez des recherches sur ce sujet, vous rencontrerez probablement les noms suivants.

Burford capital, omni bridgeway, harbour, deminor, therium : à quoi servent ces noms dans la SERP ?

Ces entreprises (Burford Capital, Omni Bridgeway, Harbour Litigation Funding, Deminor, Therium) sont parmi les plus grands et les plus connus des tiers financeurs au niveau mondial. Elles opèrent dans de nombreuses juridictions et sont souvent impliquées dans des litiges à grande échelle, comme des arbitrages internationaux ou des actions collectives.

Leur présence dans les résultats de recherche indique qu'ils sont des acteurs de référence dans ce secteur. Ils ne s'adressent pas toujours directement aux particuliers pour de petits litiges, mais leur activité structure l'ensemble de ce marché financier et juridique.

FAQ sur le litigation funding

What is the meaning of litigation funding?

Le litigation funding (financement de litiges) est un accord par lequel une entité tierce finance les frais de justice d'un plaignant. En cas de succès, le financeur reçoit une part des gains. En cas d'échec, le plaignant ne lui doit rien.

What is financial litigation?

Le financial litigation (contentieux financier) désigne les litiges juridiques impliquant des institutions financières (banques, sociétés d'investissement, assureurs) ou des produits et services financiers. Cela peut concerner des fraudes, des litiges sur des produits d'investissement, des fautes de gestion, etc.

What are the funding options for litigation?

Les principales options pour financer un litige sont : l'autofinancement (utiliser ses propres fonds), souscrire une assurance protection juridique, convenir d'honoraires basés sur le succès avec son avocat (dans les limites légales), ou faire appel au litigation funding par un tiers financeur.

What are the risks of litigation funding?

Pour le plaignant, les principaux risques sont le coût élevé (une part importante des gains revient au financeur), la perte d'une partie du contrôle sur les décisions stratégiques du procès (comme accepter un accord), et la complexité des contrats de financement qui nécessitent un examen attentif. Le risque de perdre son investissement est, quant à lui, entièrement supporté par le financeur.

Avis de non-responsabilité : Cet article est fourni à titre d'information générale uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, financier ou d'investissement. Les règles applicables au financement de contentieux, aux honoraires d'avocat et à la prise en charge des frais varient considérablement selon les pays, les juridictions et les termes spécifiques de chaque contrat. Il est essentiel de consulter des professionnels qualifiés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation personnelle.

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